dimanche 26 octobre 2008
mardi 23 septembre 2008
lundi 22 septembre 2008
jeudi 18 septembre 2008
mercredi 17 septembre 2008
"FAIRE LE DEUIL" ... suite
Quelqu’un que j’aime beaucoup m’a incité à témoigner, à dire les souffrances et les douleurs vécues par les enfants, pendant et après la guerre.
Si je viens quelques fois dire ici ces souffrances, c’est pour mettre des mots sur une vieille blessure, mais aussi et surtout, pour que l’on n’oublie pas les enfants qui, partout dans le monde, subissent la folie des adultes.
mardi 16 septembre 2008
FAIRE LE DEUIL
« Oui nous nous reverrons mes frères … oui nous nous reverrons …. Ce n’est qu’un au revoir mes frères, ce n’est qu’un au revoir … »
Cette chanson que nous chantions quand j’étais petite fille …
Cette chanson qui gueulait à tue-tête sur le quai d’embarquement …
Cette chanson qui hurlait sur le pont du bateau …
Et encore quand il a largué les amarres …
Et aussi quand la rive s’éloignait …
Quand la ville blanche au loin s’est faite si petite …
Pour disparaître à tout jamais.
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Aujourd’hui. Seulement aujourd’hui, 46 ans après, cette chanson tourne encore dans ma tête.
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L’émotion à son paroxysme. Écrasée de stupeur. C’est sans doute là que j’ai fais fausse route. Accrochée au bastingage, les yeux fixés sur le point de non retour.
C’est peut-être là que le reste de ma vie a pris ce virage.
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Au lieu de dire adieu … Au lieu de faire le deuil …
J’ai voulu croire que rien ne finissait jamais
Que les liens étaient ma seule chance de survie.
Que jamais je n’aurais à dire adieu.
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Depuis 46 ans, j’attends que renaissent, que revivent les morts, les disparus.
Depuis 46 ans, je me suis attachée à des liens qui n'existent plus.
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Ne jamais dire adieu … Toujours dire au revoir … A plus tard …
Partir et revenir … Revenir … Toujours …
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« Oui nous nous reverrons … Ce n’est qu’un au revoir … »
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46 ans après, une porte s’ouvre en moi. Serais-je capable de franchir le seuil, de faire enfin le deuil ?
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Depuis cette histoire là, depuis le grand départ, je me suis accrochée avec la force du désespoir, à toutes les personnes que j’ai aimées. J’ai voulu qu’elles fassent partie de ma vie à tout jamais. Que jamais le lien ne soit coupé, ne jamais dire adieu, ne jamais faire le deuil.
Depuis cette histoire là, depuis le grand départ, j’ai soufflé sur des braises pour rallumer le feu, ne jamais rompre la corde, la ficelle, le fil qui me reliait, comme le Petit Pousset, retrouver le chemin.
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46 ans après, apprendre à dire adieu, faire le deuil.
J’ai laissé là-bas, du jour au lendemain, des gens que j’aimais, des amours, des copains, sans même un dernier baiser. Tout à coup, un soir, ce fût le départ le lendemain. Tout à coup, un matin, ce fût le jour des valises et du départ.
« Ce n’est qu’un au revoir … »
Jamais je n’ai revu. Toute ma vie j’ai attendu.
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Faire le deuil de ce qui n’est plus.
Dire adieu s’il y a Dieu, ou à jamais s’il n’y a pas.
Apprendre a mettre de l’ordre dans ce qui n’est plus.
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Classer au rayon des souvenirs.
Les chérir.
Y penser sans souffrir.
Apprendre à partir.
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Adieu à vous, Malika, Zoubida, Claude, Bernadette, Marie-Paule, tata Rosette, Ibraïm, madame Descoubès, madame Turata, Marie, Brigitte, Antoine, Jacques, madame Saquin, mademoiselle Danequin, Mohamed … et l’épicier du coin, le boulanger aussi … Adieu à vous que j’ai aimé et qui existent peut-être encore … Ailleurs.
lundi 15 septembre 2008
dimanche 14 septembre 2008
FRIDA
samedi 13 septembre 2008
jeudi 11 septembre 2008
mardi 9 septembre 2008
J'AI MAL A MA NAGEOIRE ...
C’est étroit ici. Tout petit. Depuis qu’ils m’ont posé là, je manque d’air, d’espace. Et puis, je suis seul. Tout seul, tellement seul. Au travers de mon bocal, je les vois passer. Je vois tout, j'entends tout, mais eux ne me voie pas. Pas un regard, pas un mot. La bonne le matin me donne à manger, elle a pris l’habitude de dire « ça va toi ? ». Elle attend peut-être que je lui réponde cette bécasse ? Enfin, elle est bien gentille quand même, elle pense à moi. Une fois par semaine, le lundi, elle change mon eau. Alors elle me saisit dans ses grosses mains et me met dans un bol pour laver mes vitres. La dernière fois, le bol était si petit que d’un soubresaut je me suis retrouvé sur le carrelage. J’ai bien cru que ma dernière heure était venue. Depuis, j’ai mal à une nageoire, mais personne ne le sait. Tout le monde s’en fout.
Et puis l’autre là ? Maintenant il passe devant moi comme s’il ne me connaissait pas. Pourtant, au début, c’était le grand amour. Il me trouvait beau, « que tu es beau » qu’il disait. Moi, j’ai cru que c’était sincère, j’ai cru qu’il m’aimait, qu’il serait toujours là pour s’occuper de moi. Aujourd’hui, c’est comme si je n’existais pas. Quand il arrive, il pose son journal sur mon bocal, sans se demander si ça me plait d’avoir tout le poids du monde sur la tête. Je manque d’air là dedans. C’est étroit ici. Tout petit. Je vais passer ma vie là, entre ces quatre murs, dans ce bocal. J’ai envie de mourir. J’ai mal à ma nageoire. Tout le monde s’en fou. Quelques fois, je prends mon élan et bing, je me tape la tête contre la paroi. Je n’arrive qu’à m’étourdir, rien de plus. D’autres fois, quand le chat fait mine de m’attraper, je reste là, sans bouger, mais il est tellement maladroit ce chat.
Quand ils sont partis en vacances, ils m’ont oublié. J’ai bien cru que c’était fini tout ça, cette comédie. Je sentais déjà mes forces m’abandonner, je me suis mis sur le côté avant de me mettre tout à fait le ventre en l’air. Je me disais « enfin, c’est la fin ». Et puis, la voisine qui venait arroser les plantes est arrivée, elle a dis je sais plus quoi, elle a trouvé mes granulés et hop, c’est reparti, j’ai bien essayé de ne pas manger mais j’ai pas pu.
Alors voilà, je suis encore là, dans mon bocal, j’attends …
lundi 8 septembre 2008
dimanche 7 septembre 2008
samedi 6 septembre 2008
divagation
Se trouver devant un clavier vide et attendre que quelqu’un en surgisse comme de derrière un miroir se trouver devant un écran blanc sans avoir rien à dire se demander ce qu’on fait là et pourquoi et pourquoi pas sentir le vide et le trop plein apprendre à marcher sur la tête et sur les mains pour voir s’il se passe quelque chose quelque chose d’imprévisible de surprenant quelque chose qui accroche le regard et vous emmène ailleurs loin et nulle part attendre une couleur un signe une fleur un mot quelque chose où quelqu’un et pourquoi et pourquoi pas dormir longtemps et sans fin sans faim de vie pour plonger encore et encore dans l’eau glacée sentir le froid venir et les membres s’engourdir rester enfin couchée dans le silence et la nuit une nuit de rien une nuit vide sans étoiles sans lune sans parfum sans lumière sans matin partir dans le silence du jour un jour sans lumière sans parfum sans jardin sans personnes personne per sonne per sonne qui sonne silence
vendredi 5 septembre 2008
POURQUOI UN AIGLE ?
CLIQUEZ SUR LE TEXTE POUR LIRE
2 projets parallèles : Celui de l'association "Prélude" qui a pour objectif de faire entrer la culture en prison par le biais de projets artistiques et le tournage du film "Article 43" qui témoigne de la vie des détenus.
Durant une année, l'association "Prélude" a permis à des détenus de longues peines, d'écrire le scénario puis de réaliser le tournage de leur propre film. 6 courts métrages au total dont celui de Pédro qui dans son synopsis avait prévu de faire voler un aigle à l'intérieur de la prison ... Ce qui fût fait ...
jeudi 4 septembre 2008
MARCUS ME DIT : QUI EST BERNHARD ?
Qui est Bernhard ?
Bernhard est un homme de 55 ans.
Bernhard est marié depuis quelques mois grâce à une petite annonce.
Bernhard est forgeron.
Bernhard à 55 ans dont 26 ans de prison.
J’ai fais la connaissance de Bernhard et de 6 autres détenus en longues peines, lors du tournage du film « Article 43 » à la prison d’ Orbe dans le canton de Vaud.
J’ai franchi les grilles et les barreaux, je suis entrée dans les cellules, j’ai partagé quelques repas avec les détenus et quelques discutions aussi…
Je n’ai pas tout compris de la vie de ces hommes et de leur passé. Je n’ai pas jugé, juste écouté quand ils avaient envie de parler. Discuté avec les gardiens aussi, découvert le monde clos avec ses violences et ses espoirs.
Beaucoup pensé aussi à leurs victimes et à leurs familles.
C’est aussi ça le monde où l’on vit
Bernhard vient d’être libéré. Passé une première nuit chez lui avec sa femme et ouvert un atelier de ferronnerie.
CE MATIN MON PERE M'A DIT ...
mercredi 3 septembre 2008
SORTIE EN SALLE
PLUS D'INFOS : www.article43.ch et www.prelude.ch et www.oeilouvert.ch
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Voilà, après les festivals, le film sort dans les salles.
La cinéaste Denise Gilliand et son équipe ont franchi les murs de la prison de la plaine de l'Orbe durant une année.
Le film retrace l'aventure de détenus et de cinéastes qui partagent des moments intenses de cinéma en prison. Sur fond de contraintes carcérales et cinématographiques, rencontre avec des hommes lourdement condamnés qui évoquent avec pudeur et sans fard les actes qui ont fait basculer leur existence. Plusieurs parmi eux ne savent pas quand ils pourront sortir : soumis à l'ex-article 43 du code pénal qui permet d'interner des délinquants jugés dangereux pour une période indéterminée, ils sont en attente d'un nouveau jugement. Alors qu'ils réalisent leurs films, leur liberté se joue en direct. "Demain c'est quand?"
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SORTIE EN SALLE
28 octobre cinéma City Pully à 20h
29 octobre cinéma Oron la Ville à 20h
31 octobre cinéma Urba Orbe à 20h45
2 novembre cinéma Bio Carouge-Genève à 10h30
9 novembre cinéma Royal Ste-Croix à 18h
Autres dates Fribourg, Neuchâtel etc … à venir
Dès le 15 janvier, vente du DVD en Belgique, France et Suisse
mardi 2 septembre 2008
lundi 1 septembre 2008
dimanche 31 août 2008
JOURNEE AU BORD DU LAC
CHIPIE DU FOND DU PUIT DE RENGES
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C’était la fête à Renges.
Arrivée au petit matin pour préparer le stand du journal pour lequel je travaillais, j’entendais le tout petit miaulement d’un tout petit chat.
Toute à mes occupations, je lui répondais par des mots rassurants.
Le temps passait et mon travail fini, je me mis à le chercher.
La fête battait son plein quand enfin je pu détecter l’endroit où il se cachait.
Le miaulement venait du fond du puit. Le vieux puit sur la petite place de Renges.
Ne sachant que faire pour lui, je disais aux passants qui passaient : y’a un bébé chat au fond du puit !
L’un d’eux appela les pompiers.
Attroupement autour du puit, les pompiers font glisser la lourde margelle et enfilent l’échelle…
On entends : je le vois … Il est là … j’arrive pas … le voilà …
Victorieux, le pompier remonte avec une précieuse petite boule de boue dont on distingue à peine deux yeux apeurés.
La foule applaudit, félicite, se congratule et se disperse.
Alors, le pompier se tourne vers moi en disant « et maintenant, on en fait quoi ? » …
Melle « Chipie Du Fond Du Puit De Renges » était re-née !
vendredi 29 août 2008
jeudi 28 août 2008
mercredi 27 août 2008
LA VIE ICI ...
lundi 25 août 2008
ET TOI AUSSI BIEN SÛR
dimanche 24 août 2008
LE MEILLEUR D'INTERNET !
LE MEILLEUR
On dit souvent que sur Internet, on y trouve le meilleur et le pire.
Pour moi, c’est le meilleur.
Avec toi Romarine, toi Danalya, toi Archie chez qui j’ai couru à 3h du matin en rentrant des urgences parce que tu es tellement apaisant et compréhensif, avec toi la Rose sauvage qui aujourd’hui me parle de douceur, avec toi Jacques l’ami Belge passionné de photo, Toi Mère Castor qui me feras signe à ton retour, toi Jean le poète l’écrivain, toi Fremen l’amoureux de la nature … Et toi aussi et les autres aussi … Vous tous …
Le meilleur d’Internet, c’est ça.
Des liens légers ou forts, tendres ou moqueurs, des vérités vraies ou des mensonges qui ne sont d’ailleurs souvent qu’une part de nous non exprimée …
Le meilleur d’Internet, moi, je l’ai trouvé.
Merci à vous tous !
vendredi 22 août 2008
En juste quelques heures, le pied avait enflé, la peau craquelée et brûlante de rouge passait à noir …
21h le médecin de garde arrive. 21h30 arrivée à l’hôpital.
Au petit matin, je le laisse là.
Il dit : je suis où ?
Il dit : tu me laisse là ?
Il dit : tu reviendras ?
1 jour qu’il est arrivé ici et le voilà déjà seul là-bas dans ses draps blancs.
Quand les enfants deviennent les parents de leurs parents …
Quand les parents deviennent si fragiles qu’ils redeviennent des enfants …
Mon père est toute la douceur, toute la gentillesse, la bonté personnifiée.
Son regard si tendre …
Et ce sourire si doux pour nous rassurer.
Quand les enfants deviennent les parents de leurs parents … c’est que le chemin s’en va.
jeudi 21 août 2008
Alzheimer
Découvrez Jeanne Moreau!
Quelle heure est-il ? Ah oui… 11h… J’ai quoi dans le frigo pour midi ?… Oh là… 4 steaks, de l’eau… Bon, y’a tout.
Quelle heure est-il ? 11h05… J’ai quoi dans le frigo pour midi ?... 4 steaks… de l’eau y’en a… Bon y’a tout…
Quelle heure est-il ? 11h 12… Faut que j’aille faire des courses pour midi… J’ai plus d’eau… Et puis, faut que j’aille à la banque chercher des sous…
Quelle heure est-il ? Bientôt midi… Je vais acheter un steak… de l’eau… Ah oui, faut que j’aille à la banque prendre des sous…
En actions les steaks… J’en prends deux ça me fera de la viande pour demain…
Fait chaud… J’me rappelais pas qu’elle était si loin la banque…
Au bout de la rue, je tourne à droite…
Quelle heure est-il ? Oh là ! 14h… J’espère que la banque sera ouverte…
Attends… J’suis où là ?
En haut de la rue à droite…
Fait chaud…
A droite ou à gauche ?
Ah ben merde alors, j’trouve plus la banque…
Bon, faut que je me dépêche…
Quelle heure est-il ?
Oh là… 18h…
Faudrait que j’aille acheter un steak et de l’eau…
Quelle fatigue… Je sors à peine de chez moi et j’ai déjà l’impression d’avoir marché des heures…
Mal au pied… Faudra que j’aille chez la pédicure…
Ouf… Un banc…
mercredi 20 août 2008
mardi 19 août 2008
" T'es rigolote mamie ..."
Le voyageur est revenu avec une petite tente de camping.
« Pour dormir partout n’importe où » Ah liberté chérie !!
Hier Mamichèle a organisé un camping sauvage au jardin avec Giulia.
On commence par le pic-nic, le poulet et les chips, mangés avec les doigts … Miam …
Et puis, la nuit sous tente … J’vous raconte pas ! On a fait les fofolles, joué jusque trèèès tard … Et puis, Giulia, en douce, me croyant endormie, s’est accroupie sous son duvet pour jouer avec la lampe de poche Waouh c’était drôle !!
Au petit matin, pleins de bisous tout doux pour me réveiller …
Elle a dis : « T’es rigolote mamie »
Je ne sais pas laquelle est la plus heureuse des deux !
(PS : Le sol est quand même plus bas qu’avant !)
lundi 18 août 2008
LA PEAU DE L'ARBRE ...
L’arbre s’est approché si près que son souffle m’a brûlé...
M’a enlacé de ses vieilles branches malades...
Posé son souffle sur mon cou et mes mains sur ses flancs ...
Il a plongé ses racines dans mon ventre pour en boire le sang ...
Chaque jour il grave mon nom et le sien sur sa peau fatiguée en disant … Aujourd'hui Mon amour ... Toujours …
dimanche 17 août 2008
N’allez pas croire que l’été est fini.
Ce qui est formidable dans ce petit pays, c’est que tout est à porté de la main ou du regard.
Il suffisait de retourner sur les lieux de l’amitié pour retrouver, intacts, les sourires du passé.
Il suffisait de s’assoir au bord du lac et regarder les bateaux passer …






